Cette semaine, je vous propose de démarrer une habitude qui a changé ma vie. Cette habitude c’est de tenir un journal de gratitude. 

Alors, oui, vous avez peut-être déjà entendu parler de cette idée de tenir un journal et vous vous dites peut-être : Mais je n’ai plus 15 ans. Je ne vois pas en quoi mettre mes idées intimes dans un journal peut m’aider ? C’est un truc pour adolescents attardés complexés !

Et bien détrompez-vous. 

Même si cette idée peut paraitre trop simple pour être efficace, elle est très puissante. 

Elle nous permet véritablement de reprogrammer notre cerveau. 

Vous avez déjà entendu parler du verre à moitié vide et du verre à moitié plein. Notre cerveau est malheureusement naturellement programmé pour voir ce qui ne va pas. 

Son rôle premier est de nous maintenir en vie. Et pour cela, notre cerveau reptilien est constamment à l’affût du moindre danger potentiel. Il nous incite à porter notre attention sur ce qui ne va pas. Mais tout cela est, bien sûr, pour notre bien. Il ne faudrait pas que nous tombions dans un trou sur la chaussée, que nous nous fassions attaquer par un passant où que nous perdions notre job pour négligence. Alors, nous remarquons et laissons trop de place dans nos pensées à ces défauts du trottoir, cet homme qui a l’air louche et toutes ces choses que l’on aurait pu mieux faire… 

Notre attention est, de façon inconsciente, le souvent portée sur le négatif. Notre verre est à moitié vide, mais comme vous le savez déjà, c’est pour notre bien, car c’est pour assurer notre survie. 

Lorsque que l’on s’impose chaque jour de regarder le positif dans notre vie, on entraine son cerveau pour qu’il s’attarde sur le positif. Pour qu’il remarque plus souvent le verre à moitié plein. Et à force de s’entrainer, les connexions se forment et se renforcent. 

De nombreuses études scientifiques démontrent les bienfaits de la gratitude. En voici deux exemples.

Des psychiatres de l’Hôpital Général du Massachusetts aux Etats-Unis ont été bluffés par les effets des exercices de psychologie positive et gratitude qu’ils ont donné à leurs patients suicidaires. Ils ont constaté que dans 90 % des cas, ces patients voyaient leur désespoir disparaître. [1]

Aussi, à Londres, des psychologues ont montré que les personnes à qui ils avaient demandé d’éprouver de la gratitude chaque jour avaient, après deux semaines, une tension artérielle abaissée et une meilleur qualité de sommeil, par rapport à un groupe comparable. [2]

La gratitude a donc un impact positif sur notre santé physique et mentale, mais aussi sur nos relations intimes et de travail. Car si nous nous sentons bien, cela affecte positivement notre entourage.  

Alors concrètement, comment mettre en place cette nouvelle habitude ? 

Je vous propose trois méthodes : 

La première, c’est la méthode du petit carnet. Elle est très simple. Il suffit de s’acheter un petit carnet et de le placer dans un endroit stratégique afin d’y écrire 3 à 5 choses pour lesquelles on éprouve de la reconnaissance chaque jour. 

Alors faites-vous plaisir, allez vous acheter un carnet que vous aurez plaisir à retrouver quotidiennement, un carnet qui vous permettra de prendre rendez-vous avec vous-même chaque jour. 

Maintenant où le placer ? 

Les deux endroits qui marchent pour le plus grand nombre sont la table de nuit ou le bureau. 

Pour démarrer une nouvelle habitude, l’idéal est le l’associer à une habitude existante. Alors sur la table de nuit, c’est parfait, car nous allons tous au lit chaque jour. Nous pouvons choisir de remplir notre carnet chaque matin dès le réveil ou bien chaque soir avant d’aller se coucher. 

L’autre endroit stratégique c’est le bureau si vous y travailliez, vous pouvez choisir de démarrer ou de terminer votre journée de travail par la mise à plat de vos gratitudes. Cela permet de bien démarrer la journée ou bien de marquer la fin de la journée de travail par une note positive. 

Testez ces différents endroits et moments de la journée, pour déterminer ce qui vous convient le mieux.

La deuxième méthode c’est l’application sur le téléphone. C’est celle que j’utilise. Ce que je trouve intéressant avec une appli, c’est que en principe, on l’a toujours sur soi. Si vous êtes comme la plupart des gens, vous avez votre téléphone constamment avec vous et vous le regardez à intervalles régulier dans la journée. C’est aussi mon cas. 

En revanche, quand je prends mon téléphone de façon automatique, au lieu d’ouvrir mes mails ou Facebook, j’ouvre mon application de gratitude. Il en existe beaucoup, mais ce que j’aime particulièrement dans celle que j’utilise, c’est la possibilité d’ajouter une photo chaque jour. C’est d’ailleurs souvent l’inspiration pour la première gratitude que j’écris. Tapez simplement Gratitude dans votre app store pour choisir la votre. Testez en plusieurs et choisissez celle qui vous semble la plus agréable à utiliser. 

Enfin, il y a la méthode de la gratitude au moment du repas. C’est une pratique ancestrale, puisqu’elle fait partie des rituels de nombreuses religions. Mais ces rituels ont souvent été oubliés. Il s’agit tout simplement de verbaliser sa gratitude au moment du diner. Cette pratique est particulièrement intéressante en famille, car elle permet d’engager la conversation avec les enfants et conjoint en leur demandant quels ont été leurs moments préférés de la journée. Un ou deux moments suffisent et ils permettent à chacun de s’exprimer, et de façon positive qui plus est. 

Choisissez votre méthode et moment préféré et constatez par vous même les effets de cette pratique. Même si les débuts peuvent vous paraitre inconfortables, elle deviendra seconde nature en peu de temps. Démarrez dès aujourd’hui, vous verrez, vous en sortirez métamorphosé !

Merci à vous de me poster vos retours d’expérience après une semaine d’essai. 

Excellente semaine à vous et félicitation pour la prise de commande de votre vie. 


[1] Feasibility and utility of positive psychology exercises for suicidal inpatients, Huffman JC, Department of Psychiatry, Massachusetts General Hospital, Boston, MA, USA

[2] The impact of a brief gratitude intervention on subjective well-being, biology and sleep, Marta Jackowska, Department of Psychology, Whitelands College, University of Roehampton, UK